Gratuité scolaire : grande ruée vers les écoles publiques à Kinshasa

Gratuité scolaire : grande ruée vers les écoles publiques à Kinshasa

Tous les élèves du primaire, du secondaire, des collèges et des lycées inscrits régulièrement ont rendez-vous dans leurs salles de classe ce lundi 2 septembre. Les classes commencent à se surcharger à Kinshasa avant même le début effectif des enseignements. A la base, l’annonce de la suppression de tous les frais régulièrement pris en charge par les parents d’élèves.

L’Etat qui s’est particulièrement porté garant dans la prise en charge des motivations des enseignants a promis d’allouer un fonds destiné à réajuster les salaires, les indemnités de transports et de frais de logements.

La Deuxième table ronde, clôturée le samedi 24 août 2019, sur la gratuité de l’enseignement au niveau primaire organisée au Kempesky Feluve Congo hôtel, à Kinshasa, a permis d’examiner, entre autres questions, le mode de financement de cette approche, a évalué à 336 millions de dollars par an le coût de cette opération.

Et, l’Etat s’est porté garant pour une prise en charge effective de ce qui paraît comme une innovation. Mensuellement, l’État devra débourser 28 millions de dollars pour se conformer aux prescrits de l’article 47 de la Constitution qui pose clairement le principe de la gratuité de l’enseignement de base.

Devant telle opportunité, l’option irréversible des parents à retirer tous leurs enfants des écoles privées pour les inscrire dans les écoles publiques a fait ressentir ses premiers effets. L’engouement a été plus que perceptible. Les parents se voient, d’emblée, être exonérés de lourdes charges qui étaient une pratique avilissante du système éducatif congolais depuis plusieurs décennies.

Ce phénomène de prise en charge portait sur des frais de minerval, les assurances, les frais de fonctionnement, les épreuves, les bulletins, les cahiers de communication, et plusieurs autres frais connexes.

La finalité d’une telle approche, indique-t-on, est de mettre fin aux impaiements des enseignants ainsi qu’à l’afflux au sein de la corporation des enseignants non-mécanisés et de nouvelles unités.

Ainsi, les Kinois assistent bel et bien, en cette rentrée marquée par le mouvement incessant des retraits des élèves des écoles privées vers les établissements publics. L’affluence est à son comble. Point n’est besoin de sillonner dans des écoles de la capitale pour se rendre compte d’une sensible augmentation du nombre d’élèves, en grande majorité protestante et catholiques.

Somme toute, les classes s’entendent à des effectifs pléthoriques qui risquent ne plus favoriser l’enseignement adéquat pour les élèves.

Raymond Okeseleke/ DigitalCongo

Action Fatshi

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